PFAS : Comprendre ces « polluants éternels » pour mieux agir

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Visuel PFAS

🦠 Qu’est-ce que les PFAS ?

Une famille chimique vaste et artificielle

Les PFAS, ou substances per- et polyfluoroalkylées, désignent une famille de plusieurs milliers de composés chimiques synthétiques développés depuis les années 1950. Leur point commun est une structure fondée sur des liaisons carbone-fluor extrêmement résistantes, qui confèrent à ces substances des propriétés remarquables : résistance à l’eau, aux graisses, à la chaleur et à l’usure.

Ces caractéristiques ont conduit à leur utilisation massive dans de nombreux secteurs industriels et produits du quotidien.

Des usages industriels devenus omniprésents

On retrouve les PFAS dans des applications variées :

  • Les textiles imperméables,
  • Les revêtements antiadhésifs,
  • Les emballages alimentaires,
  • Certaines mousses anti-incendie,
  • Des cosmétiques,
  • Des équipements industriels…

Pendant des décennies, leur efficacité a primé sur l’évaluation de leurs impacts à long terme, dans un contexte réglementaire encore peu adapté à ce type de substances persistantes.

Pourquoi parle-t-on de « polluants éternels » ?

Les PFAS sont qualifiés de « polluants éternels » en raison de leur extrême stabilité chimique. Une fois rejetés dans l’environnement, ils persistent pendant des décennies et circulent entre l’air, l’eau et les sols.

De nombreux PFAS ont la capacité de s’accumuler dans les organismes vivants. Des études menées en Europe montrent que la quasi-totalité de la population est exposée, à des niveaux variables, à un ou plusieurs PFAS.

 

visuel PFAS poele

🩺 Effets sanitaires : ce que dit la science

Des impacts multiples sur la santé

Les travaux scientifiques menés ces 20 dernières années ont mis en évidence des associations entre l’exposition à certains PFAS et divers effets sanitaires :

  • Perturbations du système endocrinien,
  • Atteintes de la thyroïde,
  • Troubles de la fertilité,
  • Effets sur le développement du fœtus,
  • Augmentation du risque de certains cancers.

L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) considère aujourd’hui que l’un des effets les plus critiques des PFAS est leur impact sur le système immunitaire.

Reconnaissance du risque cancérogène

En 2023, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a classé le PFOA, l’un des PFAS les plus étudiés, comme cancérogène avéré pour l’être humain. Cette reconnaissance marque une étape importante dans la prise de conscience institutionnelle des risques liés à ces substances.

⚖️ Réponses réglementaires et politiques publiques

En France, une loi adoptée en 2025 prévoit une interdiction progressive des PFAS dans plusieurs produits de consommation courante.

À partir de 2026, certains usages comme les cosmétiques et des textiles imperméabilisants seront interdits, avant une extension prévue à la majorité des textiles à l’horizon 2030.

Au niveau européen, les autorités travaillent à une restriction de grande ampleur couvrant des milliers de PFAS. L’objectif est de limiter leur usage aux seules applications jugées essentielles et de prévenir de nouvelles contaminations.

La directive européenne sur l’eau potable impose désormais une surveillance renforcée de ces substances.

💧 PFAS et eau potable : une menace invisible qui appelle des solutions concrètes

L’eau potable, un vecteur central

L’eau destinée à la consommation humaine constitue l’une des principales sources d’exposition aux PFAS. La contamination peut provenir :

  • De rejets industriels,
  • De sites pollués,
  • De l’utilisation passée de mousses anti-incendie,
  • De la migration de ces substances vers les nappes phréatiques…

Lorsque les ressources en eau sont touchées, l’exposition peut concerner durablement des populations entières.

eau PFAS

Une contamination difficile à détecter et à éliminer

Invisibles à l’œil nu, inodores et insipides, ces composés chimiques ne peuvent être identifiés que par des analyses spécifiques, encore peu généralisées. Leur grande stabilité chimique les rend particulièrement difficiles à éliminer par les procédés classiques de traitement de l’eau.

Dans ce contexte, la question n’est plus seulement celle de la surveillance, mais bien celle de la réduction effective de l’exposition, en particulier dans les environnements professionnels accueillant du public.

Pourquoi la filtration des PFAS devient indispensable

Lorsqu’une ressource en eau est contaminée, la filtration ciblée constitue l’un des rares leviers immédiats permettant de limiter l’exposition des usagers.

Cette nécessité est aujourd’hui reconnue par de nombreux acteurs de la santé et des collectivités, dans un contexte de renforcement des exigences réglementaires sur la qualité de l’eau.

 

✅ Le filtre anti-PFAS Behring Waters : un filtre haute performance

Une solution de filtration certifiée pour les environnements exigeants

Face à cette problématique, Behring Waters a développé un filtre anti-PFAS haute performance spécifiquement conçu pour les environnements professionnels sensibles.

➡️ Le filtre anti-PFAS Behring Waters repose sur une technologie de filtration mécanique à 1 micron, associée à un charbon block qui permet d’assurer une filtration premium des sédiments et du chlore.

➡️ Il est certifié par l’organisme indépendant IAPMO R&T, accrédité ANSI/IAS. Les tests montrent une réduction pouvant atteindre 99,6 % des PFAS totaux, incluant aussi bien les chaînes longues que certaines chaînes courtes, sans rejet d’eau polluée ni surconsommation énergétique.

➡️ Cette solution agit comme une barrière renforcée contre les PFAS, tout en restant compacte et compatible avec les fontaines à eau Behring Waters.

Comparaison des principales technologies de traitement des PFAS

Les différentes technologies de traitement de l’eau présentent des niveaux d’efficacité et des contraintes très variables face aux PFAS.

Le charbon actif en grains (GAC) offre une solution simple et économique, avec une efficacité correcte sur les PFAS à chaînes longues (environ 80 à 95 %), mais reste peu performant sur les chaînes courtes, avec des taux souvent inférieurs à 40 % ;

L’osmose inverse permet une élimination très élevée des PFAS, y compris les chaînes courtes (jusqu’à 99 %), mais au prix d’une forte consommation d’eau, de rejets concentrés en polluants et d’un entretien plus contraignant.

 

verre à eau

Un filtre responsable adapté aux usages professionnels

En matière d’impact environnemental et opérationnel, le filtre PFAS de Behring Waters se distingue par une faible consommation d’eau, une très faible consommation énergétique et un niveau d’entretien maîtrisé.

Cette solution s’adresse en priorité :

  • Aux hôpitaux et EHPAD, pour renforcer la protection des publics vulnérables ;
  • Aux établissements hôteliers et de restauration, soucieux de garantir une eau irréprochable et de valoriser une démarche écoresponsable ;
  • Aux collectivités et entreprises, dans une logique de conformité réglementaire et d’engagement en faveur de la santé publique.